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Mes premiers pas avec mes pigeons

Préambule : moeurs du pigeon

Le pigeon est monogame et fidèle. Il a donc une vie de famille qui est très agréable à observer et qui contribue beaucoup au charme de son élevage.

Couple de Culbutants deTimisoara tigrés bleus

Pour cela, chaque nouveau couple doit être tenu enfermé dans sa case jusqu’à ce qu’il se la soit appropriée, et relâché progressivement et sous surveillance. A ce stade l’intervention régulière de l’éleveur est indispensable. Aucun sujet autonome en surplus n’a sa place dans la volière des reproducteurs.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Premiers-pigeons-3.jpg.

Batterie de cases de reproduction, certains couples sont enfermés
en vue de s’approprier leur case, d’autres sont déjà libérés
Volière sur grillage divisée en
compartiments pour permettre le sevrage
et l’hébergement des sujets autonomes
séparés par sexe

Dans l’idéal, les jeunes en cours de sevrage doivent disposer d’une « pouponnière » et les jeunes sevrés d’un compartiment ou deux compartiments séparés, un pour les jeunes femelles et un pour les jeunes mâles.

Après la constitution des couples, la femelle pond deux oeufs à un jour d’intervalle. La couvaison dure 18 jours et débute à partir de la ponte du 2ème oeuf. Elle est assurée par la femelle la nuit et une grande partie de la journée. Le mâle ne couve que quelques heures en milieu de journée. Le réchauffement des oeufs nécessaire à l’incubation se fait par contact direct des oeufs avec le corps du pigeon. Les oeufs sont placés sur chacune des pattes et sont en contact avec la partie dénudée des muscles de la poitrine de chaque côté du bréchet, ils sont recouverts et maintenus par le plumage fin et serré environnant. A chaque changement de partenaire, ils sont manipulés à l’aide du bec pour être placés comme décrit ci-dessus.

A l’issue des 18 jours, les jeunes se libèrent de la coquille en effectuant un mouvement de rotation complet à l’intérieur de la coquille accompagné d’une découpe à l’aide d’une pointe située sur la partie supérieure du bec. Ils naissent mouillés et sont rapidement séchés au contact du corps de leurs parents. Ils resteront dans cette position de contact étroit pendant une période de 10 à 15 jours. Ils accéderont progressivement à leur autonomie thermique en fonction de la saison et de la température ambiante. Au tout début de leur vie, ils sont nourris par une sorte de lait sécrété par les parois du jabot régurgité par leurs deux parents. Ce lait est progressivement complété par de petite graines ou de l’aliment en granulés, également régurgités.

A partir de la 3ème semaine, la femelle pond à nouveau et le mâle subvient le plus souvent seul aux besoins des jeunes jusqu’à ce que l’éleveur les place dans « la pouponnière » dédiée au sevrage. L’installation, qu’elle soit celle d’une cage ou celle d’une volière doit permettre la cohabitation des deux cycles de reproduction. Les parents incitent les jeunes à manger de façon autonome. Pour faciliter ce passage à l’autonomie, il est nécessaire de placer une mangeoire et un abreuvoir dans la case.

Gros plan sur une case de reproduction

Acquisition

Si vous n’avez pas la chance qu’on vous offre vos premiers sujets, il est primordial de ne pas acquérir vos premiers pigeons dans n’importe quelles conditions. Le contact avec le monde des pigeons se fait le plus souvent à l’occasion de la visite d’une exposition avicole. La tentation est alors grande d’acheter sur le champ les spécimens convoités.

Pourquoi pas mais pourtant, il est préférable de repérer la race de pigeons qui vous a séduite et de contacter un des organisateurs de l’exposition pour avoir quelques explications avant de vous lancer. Il vous conseillera alors sûrement de rendre visite à un éleveur chevronné de la race choisie.

La visite chez un éleveur sélectionneur

L’exposition est une sorte de mise en scène destinée à montrer dans un même lieu un grand nombre de races et de distinguer les meilleurs sujets par l’attribution de notes et de titres.

Bientôt, vous y participerez. Cette démonstration ne vous permet pas d’avoir une vision de la réalité de l’élevage.

Chez un éleveur sélectionneur, vous êtes en prise directe avec cette réalité. Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles. Vous avez en face de vous quelqu’un qui a passé de très longues années au service d’une race et parfois même au service d’une seule variété. Il est détenteur de ce qu’on appelle « une souche ».

C’est l’équivalent d’un label pour un produit. En acquérant un couple chez un éleveur sélectionneur reconnu pour ses résultats constants, vous bénéficiez de son travail de sélection.

L’éleveur sélectionneur est un expert

Ça n’est pas tout. Un éleveur sélectionneur est un être habité par sa passion. Ses conseils valent au moins autant que les sujets que vous allez emporter.

Commencez par un ou deux couples

On recommande que le couple ou les deux couples de départ proviennent de l’élevage d’un seul et même éleveur. Faites-lui confiance et demandez-lui de composer le ou les deux couples.

Couple de Gier religieux

C’est lui l’expert et il n’a aucun intérêt à ce que vous soyez déçu.

Votre réussite future est sa meilleure publicité.

Au départ, il est important de bien suivre et de bien comprendre le cycle de reproduction de vos pigeons. Vous avez beaucoup appris de l’éleveur qui vous a reçu, vous allez aussi beaucoup apprendre de vos pigeons.

Comme vous l’avez constaté à la lecture du préambule, le processus reproductif obéit à des règles strictes qui peuvent se révéler compliquées à gérer en présence de plusieurs couples de

pigeons réunis dans un même lieu. Penser que vos pigeons vont se débrouiller seuls est l’erreur la plus communément répandue.

Une option : la cage de reproduction

Si on imagine communément les pigeons en volière, l’élevage en cage est une option intéressante pour le débutant comme pour le spécialiste confirmé.

Couple de Lynx noirs maillés blanc à vols blancs à l’intérieur
d’une cage de reproduction au sol grillagé pour faciliter
l’entretien

Les avantages sont nombreux : grande proximité avec vos pigeons et avec les éléments nécessaires à leur survie et à leur épanouissement, sevrage des jeunes facilité par l’accès direct à la nourriture. La « pouponnière » évoquée en préambule devient inutile.

La taille de la cage doit être proportionnelle à celle de ses pensionnaires, 0,8 m3 minimum pour des culbutants ou des cravatés, 1,5 m3 pour des Mondains ou des Romains.

Il faut quand même prévoir un espace destiné aux jeunes sevrés. Il fera entre 3 et 5 m3.

La nourriture

Les mélanges de graines proposés dans le commerce conviennent parfaitement. On peut aussi réaliser son mélange soi même du moment qu’on assure un bon équilibre entre céréales (blé, orge, maïs..) et légumineuses (pois, vesce, etc.).

Un pot à grit en PVC peut convenir pour distribuer aussi bien le grit
que les graines

Les pigeons ont également besoin d’avoir des minéraux à disposition en général coquillages ou brique broyés, qu’on appelle le grit. Un aliment en granulés riches en protéine destiné à la croissance du gibier ou des volailles peut constituer un complément intéressant.

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L’eau

Elle doit être constamment propre. Ne donnez pas à vos pigeons, une eau que vous ne boiriez pas vous-même.

Le nid

Il faut distinguer le nid proprement dit de la case de reproduction. Le premier est en terre cuite, en bois ou en carton. Les nids peuvent aussi être simplement constitués de caisses de fruits ou légumes assemblés de manière à ménager deux possibilités d’hébergement superposées.

La seconde est le logement du couple où les pigeons se sentent chez eux et qu’ils défendent avec vigueur. Elle peut prendre différentes formes, l’essentiel étant que le couple dispose de la place suffisante pour mener à bien deux nichées, c’est-à-dire commencer à couver tout en continuant à s’occuper des jeunes de la couvée précédente non encore sevrés.

Le référent

Choisissez dans votre entourage l’éleveur qui sera votre conseiller dans le domaine particulier de l’élevage. Il doit être compétent et accessible. Il peut être l’éleveur chez lequel vous vous êtes procuré vos premiers sujets, ou bien un autre éleveur que vous connaissez bien, ou même un juge ou un administrateur de la SNC. L’élevage des pigeons est aussi un moyen de se faire des amis qui partagent la même passion.

L’ouvrage qui rendra vos débuts plus faciles

Si vous ne l’avez pas déjà, procurez-vous sans attendre dans la boutique de la SNC le livre « les pigeons de A à Z ».

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