Indian Club Français
Indian Club Français
S.N.C.
 
   
 
ACCUEIL
Le Bureau
Le Club
La Race
Résultats des Championnat
La vie au sein de l'Indian Club Français
Le Calendrier
Bulletin d'adhésion
 

La Race

 
Avant propos

L’un des points forts de ce pigeon.

Il est fréquent que les psychologues associent, à juste titre probablement, les traits de caractère propre à une race de chien à ceux de leur maître. Aussi le profil type d’un propriétaire d’épagneul breton est différent de celui d’un caniche, d’un husky ou de celui d’un rootweller. Les tempéraments sont si forts qu’il est impensable qu’une personne âgée, vivant en appartement possède un berger des Pyrénées.

On retrouve pratiquement le même parallèle chez les éleveurs de pigeons. Le comportement naturel d’un arquengel est différent de celui d’un romain, d’un norwwich ou de celui d’un modène. A tel point qu’il est possible d’affirmer que chaque race de pigeon à un tempérament qui lui est propre. On constate aussi que, bien souvent, les motivations profondes et le cadre de vie d’un éleveur de pigeon ont une explication logique dans le fait qu’il ait choisi une race plutôt qu’une autre.

L’habitat a lui aussi une explication logique dans le choix d’une race. On n’imagine pas un couple de swift mis en reproduction dans une cage d’élevage, par contre, un couple de longue face y trouvera largement son compte.

C’est pour ces raisons évidentes qu’il est nécessaire de connaître le tempérament d’une race avant de se lancer tête baissée dans son élevage.

Le queue de paon indien a un tempérament gai. C’est un pigeon extrêmement vivant et actif. Il donne l’impression d’avoir toujours quelque chose à faire. Il cherche une brindille, la ramène au nid puis, va voir dans le pot de grit si quelque chose l’intéresse. Ce n’est cependant pas un hyper-actif car il fait tout cela en gardant son allure débonnaire et assurée.

Bien qu’il vous considère parfois comme un rival potentiel (surtout si vous vous intéressez à sa femelle), l’indien a besoin de la présence de l’homme, un peu à la façon des boulants.

En plus d’être familier, il est particulièrement curieux. Vous ne pouvez pas bricoler dans la volière sans qu’il soit là dans vos pieds, sans doute à surveiller si le nouveau perchoir que vous placez est d’aplomb.

Il possède un sens du territoire se limitant pratiquement à sa case. Lorsqu’un étranger se pose malencontreusement chez lui, il manifeste dans un premier temps sa mauvaise humeur en redoublant de roucoulements. Si cela ne suffit pas, il attrape l’intrus par les plumes du cou jusqu’à ce qu’il soit expulsé. Le même type d’accueil est réservé à la main qui vient mirer les œufs. Il pince du bout du bec la peau des doigts jusqu’à ce que son calvaire soit terminé. Les coups d’ailes sont très rares. Il a plutôt tendance à essayer de démontrer sa supériorité en claquant des ailes au-dessus de sa tête afin d’impressionner et d’intimider ses congénères et quelque fois son éleveur.

Bien qu’il ne soit pas un grand styliste du vol, du fait de sa conformité, il aime bien voleter d’un perchoir à l’autre histoire de montrer encore une fois qu’il est là. " Voleter " n’est d’ailleurs pas le terme qui convient car le bruit dégagé par le battement de ses ailes est assez impressionnant.

On retiendra surtout de lui qu’il s’agit d’un pigeon équilibré, vivant, intelligent avec une forme de noblesse dans son comportement.

 


Introduction

Le Queue de Paon Indien

Par Michel CARRE et Jean-Luc LEMEY

Comme son nom l’indique, l’origine de ces merveilleux pigeons est l’Inde. La première description qui en est faite remonte au 9ème siècle. Comment est-il arrivé chez nous ? C’est cette histoire que nous allons essayer de vous raconter.


Catalogue des couleurs et marques

cata-couleurmel.jpg


Les Origines

Selon ARUAMANI SOUCE, Tamul originaire de Pondichéry et spécialiste du sud de l’Inde, on retrouve dans les anciens textes un pigeon appelé " Anna Pourra ". Ce pigeon servait de messager aux Radjahs et surtout aux princes et princesses qui échangeaient des messages amoureux. On décrit ces pigeons d’un blanc immaculé. Leurs cous courbés évoquaient ceux des cygnes et leurs queues étaient légèrement relevées un peu à la façon des culbutants de Rostov. Ils étaient les ancêtres des queues de paons. L’appellation " MAÏL POURA " qui signifie PIGEON PAON apparaît dès le 7°/8° siècle. Les textes décrivent un pigeon avec une queue en éventail, un cou courbé faisant penser à un paon qui pavane. Les sujets huppés étaient préférés aux sujets à têtes lisses à cause de leur ressemblance avec le paon, animal sacré en Inde. On les utilisait surtout comme pigeons d’ornement dans les " ANDAPOURAMS " (jardins des cités interdites). Les pigeons paon faisaient partie de la dot des princesses qui épousaient des radjahs au même titre que les pierres précieuses, les chevaux ou les éléphants. C’est assez dire comme cet animal était apprécié

Vers le 10° siècle, dans la ville de TANJORE, on décrit des pigeons paons avec les pattes emplumées ainsi qu’une race nommée " SINGA POURA " (pigeon lion) qui pourrait-être l’ancêtre du capucin hollandais,. Ceci est confirmé par les hollandais eux mêmes qui reconnaissent l’avoir importé des Indes vers le 15° siècle.

Ces pigeons sont probablement originaires du nord de l’Inde car dès le 9°siècle on les décrit dans des récits en sanskrit sur les rives du Gange et dans le Bengale. Les invasions musulmanes du Nord de l’Inde fin 10° début 11° siècle, la création des sultanats, l’abandon de la reconnaissance de ces oiseaux sacrés ont entraîné le déclin des élevages. Par contre, le Sud, épargné par les invasions, a conservé cette tradition et la ville de Tanjore est encore très réputée actuellement pour ses queues de paons, ses indiens et ses capucins.

 


La Conquête de l'Ouest

Bien qu’originaire de l’inde, le queue de paon indien tel que nous le connaissons aujourd’hui était loin d’avoir fini son périple.

L’affaire remonte à 1927 quand le zoo de San Diego commande des serpents originaires de l’Inde. Ces derniers sont livrés avec des pigeons vivants destinés à les nourrir pendant le voyage.

En 1939, Harvey GATLIN, " le père de l’indien moderne " obtient 2 couples. Malheureusement en 43, compte tenu des évènements, il doit se séparer de tous ses pigeons. Après la guerre, sa fascination pour l’indien l’améne à chercher à relancer l’élevage de cette race superbe. Il réussit à obtenir une femelle et en attendant de lui trouver un compagnon , l’accouple avec un TAMBOUR ANGLAIS. Finalement, le mâle indien fut trouvé et le couple donna des jeunes.

couple400.jpg

Issus du livre de Levi " Encyclopedia of pigeon ". En 1965 couple d’indien à Harvey Gatlin.

Plus tard, Harvey accoupla un mâle blanc avec deux femelles FANTAIL thaïlandaises et finit par trouver la base de l‘indien moderne.

Quelques années après, Tony BRANCATO importe des spécimens des INDES, les croisent avec ceux de GATLIN et crée un blanc " Type " qui sera la base du standard américain.

        Issus du livre de Levi "The Pigeon".nb400.jpg

          Photo de 1957 " Fantail Thailandais "

Puis vinrent les frères LUDEN. Stan et Monty furent à l'origine de nombreuses couleurs et marques présentées aujourd'hui, notamment des arlequins et des bleus barrés.

De nombreux éleveurs s'intéressent alors à l'Indien mais le plus représentatif d'entre eux fut sans doute GENE MACHADO. Ses blancs des années 70 auraient pu encore rivaliser avec les meilleurs d'aujourd'hui.

Dans le top ten des éleveurs, il faut citer JOE CEASER de l'ARIZONA. En 98 à San Bernardino pour la Grande expo Nationale, Joe qualifiait 10 de ses pigeons sur les 14 de la Grande parade des champions. Depuis cette date, Joe CEASER reste un des meilleurs, et ceci dans bien des couleurs.

livre400.jpg


Cap sur l'Europe

De l'autre côté de la Manche, en Angleterre, MAL WATTS, VIC SYLVESTER et KEN SHAW importent de la côte OUEST en 89 plusieurs spécimens, un peu petits mais avec de très beau fantail. A force de travail, la qualité s'améliora nettement, au point que la lignée Arlequin actuelle vient directement de cette époque. C'est Mal WATTS avec une femelle qu'il surnomma " CALIFORNIA PRINCESS " qui en est à l'origine ainsi d'ailleurs que les OPALE et QUALMOND.

Plus récemment, RICHARD ZAWIASA importa pour plusieurs membres du BRITISH INDIEN FANTAIL CLUB plusieurs spécimens des USA, de qualité très supérieure à celle existant en Angleterre et avec de nombreuses couleurs, Blanc, Noir, Arlequin, Bleus TAIL MARK et des SADDLE Bleu Poudré.

Ce qui donna, accouplés à la lignée anglaise des bleus, des rouges, des jaunes, des noirs et des arlequins.

bleuc400.jpg

 

 

 

 

Doncaster Dec. 99 " Best in the show " Vic Sylvester.Femelle Argentée.Photo JLuc LEMEY.

 

En Espagne, c'est EMILIO TORRES qui importa les premiers INDIENS EN 90 et en provenance des élevages US de, devinez qui ? JOE CEASER, STAN LUDEN et ERIC KOOKER.

Aujourd'hui Emilio reste un amoureux de l'Indien ( voir Colombiculture n° 116 de JUILLET 98 )

En France, certains d’entre nous, comme Claude MICHELS, se souviennent d’un pigeon que l’on appelait communément " Queue de paon de ferme ". Il avait une roue, une huppe et les pattes légèrement emplumées. On retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui des cartes postales du début du siècle les représentants. Une Fantail qui avait elle fauté ? ou certains en avaient rêver et commencer à les faire ? Allez savoir. De toute façon, l’origine de l’indien actuel ne vient pas de là ! Alors pardonnons le péché!

gravure400.jpg

En France, c’est au début des années 90 que Jean Louis FRINDEL et Edmond WASTEL importèrent respectivement des USA et du Canada les premiers Indiens modernes. J L FRINDEL encouragé par René JEAN ; à l’époque président du fantail proposera une traduction française du standard américain qui fut adoptée par la commission le 09.11.90.

Voilà donc juste un peu plus de 10 ans que l'Indien a acquis ses lettres de noblesse en France.

Faute de renouvellement, les premières souches ont eu tendance à s'épuiser.

Personnellement, j'ai obtenu mon premier couple en 94 chez M. Royer près de REVEL (31). Les pigeons issus de l'élevage de FRINDEL, avaient été profondément transformés, plus légers, 350/400 g, plus courts, pour répondre aux souhaits de sa clientèle moyen-orientale.

Depuis 2 ans, les Français ont fait de gros efforts pour améliorer leur production.

De nouvelles importations du Canada, des USA, d’Angleterre et de Hollande nous ont permis de retravailler sur de bonnes bases.

Les éleveurs d’Indien, regroupés au sein de l'Indian Club Français, chaque année plus nombreux, communiquent, échangent leurs idées, leur savoir faire, leurs pratiques. Donner ou échanger un bon sujet est devenu monnaie courante. Leur seul but est de faire progresser la race en France, et c’est en bonne voie.

 


Le Tempérament

L’un des points forts de ce pigeon.

Il est fréquent que les psychologues associent, à juste titre probablement, les traits de caractère propre à une race de chien à ceux de leur maître. Aussi le profil type d’un propriétaire d’épagneul breton est différent de celui d’un caniche, d’un husky ou de celui d’un rootweller. Les tempéraments sont si forts qu’il est impensable qu’une personne âgée, vivant en appartement possède un berger des Pyrénées.

On retrouve pratiquement le même parallèle chez les éleveurs de pigeons. Le comportement naturel d’un arquengel est différent de celui d’un romain, d’un norwwich ou de celui d’un modène. A tel point qu’il est possible d’affirmer que chaque race de pigeon à un tempérament qui lui est propre. On constate aussi que, bien souvent, les motivations profondes et le cadre de vie d’un éleveur de pigeon ont une explication logique dans le fait qu’il ait choisi une race plutôt qu’une autre.

L’habitat a lui aussi une explication logique dans le choix d’une race. On n’imagine pas un couple de swift mis en reproduction dans une cage d’élevage, par contre, un couple de longue face y trouvera largement son compte.

C’est pour ces raisons évidentes qu’il est nécessaire de connaître le tempérament d’une race avant de se lancer tête baissée dans son élevage.

Le queue de paon indien a un tempérament gai. C’est un pigeon extrêmement vivant et actif. Il donne l’impression d’avoir toujours quelque chose à faire. Il cherche une brindille, la ramène au nid puis, va voir dans le pot de grit si quelque chose l’intéresse. Ce n’est cependant pas un hyper-actif car il fait tout cela en gardant son allure débonnaire et assurée.

Bien qu’il vous considère parfois comme un rival potentiel (surtout si vous vous intéressez à sa femelle), l’indien a besoin de la présence de l’homme, un peu à la façon des boulants.

En plus d’être familier, il est particulièrement curieux. Vous ne pouvez pas bricoler dans la volière sans qu’il soit là dans vos pieds, sans doute à surveiller si le nouveau perchoir que vous placez est d’aplomb.

Il possède un sens du territoire se limitant pratiquement à sa case. Lorsqu’un étranger se pose malencontreusement chez lui, il manifeste dans un premier temps sa mauvaise humeur en redoublant de roucoulements. Si cela ne suffit pas, il attrape l’intrus par les plumes du cou jusqu’à ce qu’il soit expulsé. Le même type d’accueil est réservé à la main qui vient mirer les œufs. Il pince du bout du bec la peau des doigts jusqu’à ce que son calvaire soit terminé. Les coups d’ailes sont très rares. Il a plutôt tendance à essayer de démontrer sa supériorité en claquant des ailes au-dessus de sa tête afin d’impressionner et d’intimider ses congénères et quelque fois son éleveur.

Bien qu’il ne soit pas un grand styliste du vol, du fait de sa conformité, il aime bien voleter d’un perchoir à l’autre histoire de montrer encore une fois qu’il est là. " Voleter " n’est d’ailleurs pas le terme qui convient car le bruit dégagé par le battement de ses ailes est assez impressionnant.

On retiendra surtout de lui qu’il s’agit d’un pigeon équilibré, vivant, intelligent avec une forme de noblesse dans son comportement.

 


L' Habitat

Vous l’avez compris, du fait de son tempérament, l’indien est un pigeon assez peu exigeant. Toutefois, il sera beaucoup plus à l’aise dans des cases relativement spacieuses car il est fréquent que le mâle coche sa femelle à l’intérieur. Les miennes font en façade : 1m00, en hauteur : 55 cm et, en profondeur 62 cm c’est à mon goût le minimum.

Pour assurer un maximum de réussite en reproduction, il est préférable d’utiliser pour les indiens des nids en terre cuite relativement profond. Pour ma part, je le double d’une tibaude et le mâle assure les finitions avec quelques plumes et quelques branches de tabac.

Une litière épaisse et moelleuse en aubiose dans la volière et dans les cases est aussi vivement conseillée. Les plumes aux pattes ne s’en portent que mieux et il vaut mieux les retailler un peu avant l’exposition plutôt que d’avoir à les chercher une fois qu’elles ont été limées sur le béton ou sur le sable.

volierec400.jpg

La volière de M. Carré avec un compartiment reproducteurs et un compartiment jeunes. Photo M. Carré.

Les cases d’élevage (au moins 1m2 ht mini 65 cm) leur conviennent assez bien dans la mesure où elles sont placées dans une volière et qu’il y a de l’animation autour sinon, ils s’ennuient très rapidement et risquent de devenir neurasthéniques et aigris.

Les indiens préfèrent les pigeonniers en forme de couloir, mais comme je vous l’ait dit précédemment ils s’acclimatent rapidement à tout. Du moment que chacun à son perchoir ou un pot de terre retourné, tout va bien.

J’ai donner un couple de blanc à des amis, qui ont installé un pigeonnier de 1 m2 sur un mât, planté au milieu d’une pelouse. Ils se sont parfaitement habitués à leur environnement. Peu remuants, ils se contentent d’aller et retour entre le sol et le perchoir. Quel régal, aux beaux jours, de prendre l’apéritif en compagnie de ces hôtes si sympathiques. Ils viendront volontiers chipoter quelques miettes. Toutefois attention aux prédateurs.

 

 


La reproduction

Nullement handicapé par sa queue et ses plumes aux pattes, l’indien est un excellent reproducteur et de plus un très bon nourricier. D’ailleurs il est fréquent qu’en fin de saison d’élevage ils n’aident à faire quelques jeunes de race plus délicate. Chaque couple est capable d’assurer chaque année au moins une douzaine de jeunes. Par contre, ceux nés après le 1er juillet auront bien du mal à être exposés la première année. En effet, il faut attendre au moins l’âge de 6 mois pour voir s’arrondir la poitrine. D’autre part, la mue de la queue conditionne énormément la mise en valeur d’un sujet. Il faut savoir aussi que lorsque la mue se fait dans des conditions naturelles, les plumes repoussent plus fortes, plus longues et plus larges.

Beaucoup d’éleveurs ont tendance à couper les 2 ou 6 caudales de chaque côté de la queue lorsque les jeunes descendent du nid : " cela leur permet d’avoir le temps de se muscler le croupion " dit souvent l’un de mes amis. Il est vrai que cette partie de la vie d’un indien (l’adolescence) est importante. C’est précisément à cet âge qu’il va chercher son équilibre et le garder toute sa vie. Certains vont avoir tendance à porter la queue en " parapluie " d’autre en " entonnoir ". Je connais quelques éleveurs qui pour lutter contre cela, vont scotcher la queue à l’aide d’un adhésif léger et quelque fois même la lester avec une petite pièce de monnaie. Pour ma part, j’ai plutôt tendance à utiliser la technique du " pot de terre retourné ". Ils sont faciles d’accès pour les jeunes qui s’y sentent en sécurité. Moins stressés, ils trouvent ainsi facilement tout seul leur équilibre.

Le sevrage des jeunes se passe généralement très bien à condition d’avoir mis à disposition un petit pot de grains dans la case. On peut les placer dès que l’on bague les jeunes vers l’âge de 8 à 10 jours. Enfin, il faut se méfier des jeunes femelles qui, curieuses comme des pies, ont tendance à descendre un peu trop tôt du nid.

Le queue de paon indien est un excellent pigeon pour les débutants comme pour les éleveurs plus chevronnés. Il sait tout faire : reproduire, nourrir et élever ses jeunes. Il est doué d’un caractère extrêmement attachant et cabotin.. Enfin sa structure est si complexe et la gamme des couleurs si étendue que l’on peut travailler toute une vie dessus sans jamais avoir à s’en lasser.

 


Sélection

Vous avez compris dans la première partie de cet article qu’il y a relativement peu de temps que l’indien a été introduit en France. On peut saluer au passage la performance d’une dizaine d’éleveurs français qui ont porté cette race à bout de bras pendant près d’une décade. D’un niveau de sélection similaire aux allemands, les indiens français étaient légèrement inférieurs aux hollandais et surtout aux anglais jusqu’à une paire d’années. Les récentes importations ont permis de redonner du volume de corps à nos sujets et, chose curieuse un nouvel élan à cette race.

Aujourd’hui, la demande est largement supérieure à la production. Cependant, les prix restent tout à fait abordables. Même s’il s’agit de jeunes issus de couples achetés à l’étranger parfois à des tarifs prohibitifs. Aucune spéculation financière autour de l’indien. D’autre part, une bonne sélection faite par les éleveurs reste la garantie d’un très bon niveau d’élevage.

Le queue de paon Indien fait parti à juste titre du groupe des pigeons de structure. Il fait aussi partie de ces pigeons qui ont la chance de posséder une échelle des points. On peut regretter que cette dernière ne soit pas reprise dans le standard français, alors qu’il existe dans celui de son pays d’origine. Ce critère est essentiel dans l’élevage d’une race. Il permet à l’éleveur d’axer parfaitement sa sélection sur les points primordiaux et de relativiser les défauts comme les qualité. Bien entendu, même si l’indien doit répondre à une logique et à la rigueur mathématique de l’échelle des points, le jugement reste cependant relativement subjectif. J’en veux pour preuve les jugements par comparaison appliqué lors des championnat de France et qui convienne tout à fait à cette race ou les jugements classiques utilisés dans les expositions courantes.

multi400.jpg

Jugement par comparaison. Exposition de Naintré en janvier 2001. Observez au passage les remarquables lignes de dos du mâle arlequin (sujet à C ; Michels) et de la femelle noire (sujet à E. Vastel). Photo R. Ripaldi.

 

Le juste équilibre se trouvant probablement dans l’esprit d’un carton de jugement spécialisé à la race et ensuite une formule par comparaison. Un peu dans l’esprit des jugements utilisés pour les capucins. Le jugement par comparaison mis dans des mains d’experts et apportant une notion pédagogique à l’éleveur reste cependant une excellente formule.

Contrairement à ce qui l’on pourrait penser l’essentiel de l’indien ne se trouve pas dans sa structure qui ne pèse que 30 points sur 100. Mais dans une harmonie ou plutôt un juste équilibre qui associe le type (15 pts.), le corps (30 pts.), et la queue (30pts.). C’est en effet dans la coordination de ces trois critères que ce trouve les trois quarts d’un bon Indien. Le reste des point étant consacrés à la couleur, aux marques et à la condition.

saddle400.jpg

Tout réside dans une harmonie des formes. Il manque à ce sujet pour être parfait, une huppe implantée un peu plus haut et un tout petit peu plus d’épaisseur de poitrine. Un très beau sujet cependant. Sujet et photo E. Vastel.

Si le queue de paon indien idéal n’existe pas et qu’il est difficile de réaliser de très bonnes photos par contre le dessin idéal existe.

qpiideal.jpgCe croquis permet de ce faire une idée de ce doivent être les principales qualités d’un indien. Ce dessin provient des Etats Unis qui détenteur du standard de la race. Par voix de conséquence, il en fait partie intégrante et est valable dans tous les pays du monde. On voit passer de temps en temps d’autres croquis qui sont le résultat de tendance ou de mode et quelques fois le reflet de ce que certains éleveurs ont dans leur volières. Un seul est officiel, c’est celui que je vous présente en annexe.

 


Analyse de l'échelle des points

echelledespointspage 1.jpg

echelledespointspage2.jpg

 

 

 

 

 


Les Couleurs

Si le concept du queue de paon Indien est relativement récent dans l’histoire de ce pigeon, il possède par contre un patrimoine génétique couleur assez impressionnant. Il existe tout d’abord les trois couleurs de bases. (Par ordre de dominance, Le rouge cendré, le bleu et le brun) et les dilutions qui leur sont associer ( Le Jaune cendré, l’argenté, et le kaki).

Toute ces couleurs peuvent ce décliné avec les quatre dessins existant (Toujours par ordre de dominance : L’écaillé T Pattern, l’écaillé, le barré et le sans barre).

De plus tous cela peut venir ce combiner avec différents gènes présent dans la race tel que :

Le Spread pour fabriquer les noir, les bruns unicolores ou encore plu original les rouge cendré Spead.

Le rouge récessif qui permet de réaliser les rouge et les jaunes. Bien souvent le Ribbontail (miroir) est associer à ces deux couleurs. Elles font parties des plus prisées et les plus recherchées.

ribbon400.jpg

Doncaster déc. 97 Jaune à miroir. La queue bascule trop vers l’avant. L’axe verticale " doigt médian / œil est très bon. Photo R. Ripaldi.

Le gène ST arlequin est lui aussi fermement implanté chez l’indien. Du reste c’est probablement dans cette couleur que l’on trouve les meilleurs sujets en type. On peut noter que cette couleur pet se décliner en plusieurs teintes ( Nery, Sory etc.).

Le bronze, qui est bien souvent complémentaire à l’arlequin est par contre assez rare ? On peut s’en étonné car l’effet visuel créer par ce gène est assez remarquable. C’est surtout au niveau de la queue qu ‘il attire le plus l’œil. Généralement les hampes des plumes sont noirs et offre un dégradé rougeâtre harmonieux de part et d’autre.

On rencontre aussi très fréquemment utiliser avec du bleu ou sur une base rouge cendré.

Le grison bleu tout en poivre et sel est l’un des plus belles teintes qui existe chez l’indien. Le forme de pigeon lui permet de s’exprimer à son paroxysme. Assez rare et très recherché, le grison se décline dans d’autre couleur.

Largement plus répandu, l’indigo fait partie des couleurs phare de l’indien. On le trouve dans un style très puriste comme le bleu barré indigo ou sous des formes plus diverses. Il se combine à d’autre gène pour former le bleu indigo, l’arlequin andalou etc.

 

blanc400.jpg

Sujet blanc récessif ( l’œil est de vesce).La poitrine doit être ronde, pleine et large. L’axe base de la huppe, œil, commissures du bec est remarquable. Sujet et photo E. Vastel.

Les blancs pour leur part sont réalisés suivant deux formules génétiques bien distinct qui produise pourtant des résultats similaires. Quantitativement parlant, se sont les blancs récessifs les plus nombreux. Ce gène en double dose à la particularité de masqué n’importe qu’elle couleur par le blanc et de faire des yeux de vesce. Les seconds sont obtenu à l’aide du gène grison tiger et ont les yeux de couleur. On peut noter aussi que s’est à partir de ce gène que l’on obtient les papillotés.

Enfin, les marques : Sujet à bouclier, à queue ou à corps coloré peuvent venir parfaire cette palette de couleur déjà riche.

Autant dire que chacun peut trouver " chaussure à son pied " ou chez l’indien la couleur qui lui plait.

 

 


Visite d'élevage chez Sébastien BAILLY

C’est dans une petite agglomération proche de Compiégne que réside Sébastien. Au bout de la rue, juste avant les bois et les prés, c’est là qu’il habite. Le cadre, vallonné et verdoyant, est particulièrement sympathique et la lumière de cette fin d’hivers est douce et agréable.

Sébastien a 14 ans, il représente l’avenir de notre club. Il fait partie de ceux qui après nous, défendrons les valeurs qui nous sont chères. On le sent déjà mordu par le virus du pigeon. Il est probable qu’il essayera d’autres races, qu’au fil du temps sa passion s’essouffle un peu au profil des jeunes filles. Mais on le sent suffisamment décidé et volontaire, malgré des abord un peu timide, pour comprendre que lui et le pigeon c’est pour la vie.

Dés que l’on arrive, on sent que l’on à faire à des gens qui aime les animaux. Les aboiements du grand beauceron de la maison en témoignent. Sébastien m’entraîne tout de suite dans son domaine : le pigeonnier. Pour cela il faut traverser une partie du pré où broutent tranquillement les chevaux nains de son père. Des poules et quelques coqs de toutes tailles arpentent eux aussi le près en tout sens pour trouver quelques vermisseaux.

Le pigeonnier est assez rudimentaire. Il se compose d’un bâtiment d’à peine 2.50 m par 2.50 m avec une grande volière non couverte d’au moins 4 x 6 m le tout est peint en vert et s’incorpore parfaitement au décor champêtre. Le sol est en terre battue et recouverte de paille.

seb400.jpg

Sébastien Bailly au milieu de ces pigeons. Photo JL. Lemey.

Les Indiens s’y sentent bien, mais le père de Sébastien envisage de faire un véritable pigeonnier clair et lumineux avec un compartiment pour les reproducteurs et un pour les jeunes.

Environ 8 couples d’indiens reproducteurs peuplent cette volière. Ils proviennent en grande majorité de la souche de J. Franqueville, ce qui explique probablement la grande diversité et richesse de couleurs parmi les sujets. En effet les indigos, les bleus andalous et autres couleurs les plus diverses se côtoient.

Bien que tout jeune en élevage, Sébastien a déjà compris ce qui fait la différence entre un bon indien et un très bon indien. Il sait parfaitement expliquer pourquoi, il préfrére tel pigeon a tel autre. Comme beaucoup d’éleveur débutant, il se pose beaucoup de question qui démontre son envie de bien faire. Ces interrogations sont multiples et empreintent des sujets divers. Est ce que le type d’alimentation que j’utilise est bien ? Ais bien fait d’accoupler tel mâle avec telle femelle ? IL cherche en partie à se rassurer. De quelles couleurs seront les jeunes issus de ce couple ? Il existe une règle d’or chez l’Indien, comme dans toutes les races d’ailleurs. Il faut toujours accoupler le meilleur mâle avec la meilleure femelle, du moment qu’ils sont complémentaires. Cela permet de se créer une élite. La chose est d’autant plus facile chez l’Indien du fait que toutes les couleurs sont acceptées en exposition, à partir du moment qu’elles sont clairement exprimées.

Des queues de paon classiques logent dans une deuxième volière. Ils sont quatre ou cinq couples avec leurs jeunes. Depuis que Sébastien a découvert les indiens, il a un peu tendance à délaisser ces fantails. Le tempérament de l’indien lui convient mieux… Je ne serai d’ailleurs pas surpris que l’année prochaine si des indiens ont pris possession de cette volière.

Cependant, il ne sert à rien d’avoir beaucoup de couples reproducteurs. Il vaut mieux en avoir moins mais de qualité, avoir plus de temps pour les bichonnés, les chouchouter et de répondre au mieux à l’attente de leurs envies.

Sébastien a beaucoup de chance d’être tomber un peu par hasard sur l’Indien. Ce pigeon à toutes les qualités pour démarrer en élevage et faire ces premières armes. Nous te souhaitons de prendre beaucoup de plaisir avec tes pigeons.


Conclusion

Tout au long de cet article nous avons essayé, de vous communiquer notre passion pour le queue de paon Indien.

Que dire de plus ? Sur le tempérament, il faut ajouter qu’il est joueur. Dans sa case, il fait le " cacou " comme on dit dans le sud ouest, mais jamais méchant. Prenez dans vos mains, il va se comporter comme un gros matou affectueux.

Une petite précision au niveau de la reproduction, le queue de paon Indien a un plumage très fourni, vous aurez peut être à sacrifier quelques plumes latérales du fantail pour faciliter le cochage.

Avant de conclure, un grand merci,, à Simon SHAW, rédacteur du News Letter du Britich Indien Fantail Club, et à Arunmari SOUCE pour leurs aides précieuses, au travers de documents qu’il nous ont transmis pour la rédaction de cet article. Remerciements aussi a R. Ripaldi, E. Vastel et D. Harmant pour les photos qu’il nous fait parvenir.

 

tail400.jpg

Doncaster, dec. 99 Femelle blanche à queue noire appartenant à Simon Shaw. Variété très rare. Photo JL. Lemey.

Voilà que se termine cette histoire, mais ce n’est qu’une histoire ! Comment vous communiquer cette passion que tous les éleveurs d’indien ont pour ce pigeon ? Comment vous dire pourquoi nous avons craqué pour cet animal adorable ? Quel est donc le secret de ce pigeon, qui dès que l’on s’y intéresse, vous séduit, vous envoûte ? L’Inde mystérieuse se refléterait à travers lui ?

Essayez, vous aussi, vous comprendrez, et nous serons ravis de vous accueillir au sein de notre club et mettrons tout en œuvre pour vous aider à réussir votre nouvel élevage.

Contactez Jean-Luc LEMEY au 06.07.91.10.98 ou Michel CARRE au 05.63.61.85.47.

A bientôt et merci d’avoir lu cet article.

bleu400.jpg

Doncaster dec. 99 Une femelle bleu de toute beauté appartenant à Vic Sylvester. Photo JL Lemey.

 

 


Variétés de Queue de Paon Indien

Reconnues aux Championnats Régionaux et au Championnat de France

 

Argenté barré

Kaki barré

Argenté écaillé

Kaki écaillé

Argenté écaillé T Patterm

Kaki écaillé T Patterm

 

Kaki unicolore ( spread )

Arlequin

 

Arlequin neri

Manteau à dessin argenté

Arlequin sori

Manteau à dessins arlequin

 

Manteau à dessins bleu

Blanc

Manteau à dessins Bleu Andalou

 

Manteau à dessins brun

Bleu andalou

Manteau à dessins jaune cendré

Bleu barré

Manteau à dessins kaki

Bleu écaillé

Manteau à dessins rouge cendré

Bleu écaillé T patterm

Manteau unicolore dun

 

Manteau unicolore jaune

Bronze

Manteau unicolore noire

Bronze dilué , sulfure

Manteau unicolore rouge

 

 

Brun barré

Moiné tête blanche

Brun écaillé

 

Brun écaillé T Patterm

Noir

Brun unicolore ( spread )

 

 

Poudré argenté

Corps blanc / queue de couleur

Poudré bleu

Corps de couleur / queue blanche

Poudré grison argenté

 

Poudré grison bleu

Dun

Poudré jaune cendré

 

Poudré lavande ( unicolore )

Grison argenté

Poudré lavande dilué ( unicolore )

Grison bleu

Poudré rouge cendré

Grison bronze

 

Grison bronze dilué ( sulfure )

Qualmond  bronze

Grison jaune cendré

Qualmond bleu

Grison rouge cendré

Qualmond spread

 

 

Indigo

Rouge avec ruban

Indigo andalou

Rouge cendré barré

Indigo Andalou dilué

Rouge cendré écaillé

Indigo Andalou homozygote

Rouge cendré écaillé T Patterm

Indigo Andalou homozygote dilué

Rouge cendré spread

Indigo argenté

Rouge sans ruban

Indigo bleu

Sans barres argenté

Indigo grison argenté

Sans barres bleu

Indigo grison bleu

Sans barres jaune cendré

Indigo Homozygote

Sans barres rouge cendré

Indigo homozygote dilué

 

Indigo jaune cendré

Tigré argenté

Indigo rouge cendré

Tigré bleu

 

Tigré dun

Jaune avec ruban

Tigré jaune

Jaune cendré barré

Tigré jaune cendré

Jaune cendré écaillé

Tigré noir

Jaune cendré écaillé T patterm

Tigré rouge

Jaune cendré spread

Tigré rouge cendré

Jaune sans ruban

Tigré tricolore

 

Tigré tricolore dilué ( sulfure )

 

 

 

Vol blanc


Le Queue de Paon Indien à DONCASTER

Doncaster Décembre 2003

   Photos : Jean Luc Lemey

 

 

 

  

blancashaw.jpg

 

                                                                          Male Blanc   à  Ken Shaw

 

 

 manteaushaw.jpg

 Femelle à manteau

à Simon Schaw

 

 

aocmaudling.jpg

                                                                     Male AOC à D Maudling 

     Femelle a manteau noir

à Richard Zawaisa

 manteaunoirzawaisa.jpg

  

rougeshaw.jpg

                                                                        Mâle rouge à miroir à Ken Schaw

 

 

bleukeeler.jpg 

Male Bleu barré

A Christine Keeler

 

 

arlequinkegg.jpg

                                                                                   Male Arlequin  à Barry Kegg